Journée internationale de lutte pour les droits des femmes 2026

 

Ateliers Femmes et Citoyennes à Chartres

Un temps de discussion autour d’un café ou un thé pour parler des droits. Un moment convivial à partager. Toutes les informations sur l’affiche ci-dessous.

Atelier Sophrologie à Mainvilliers sept-déc 2025

Séverine psychologue du CIDFF, vous propose un moment de détente avec la sophrologie à Mainvilliers.

Vous pouvez vous inscrire par téléphone 02 47 27 54 00 ou par mail

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Formation sur les violences conjugales : 27 et 28 avril 2026

Formation 2026 

IDENTIFIER, ACCUEILLIR, PRENDRE EN CHARGE LES VICTIMES DE VIOLENCES CONJUGALES

 27 et 28 avril 2026 à Lucé

Cette formation animée par les formatrices du CIDFF 37&28 est délivrée dans le cadre du Pôle Formation de la FR-CIDFF Centre Val de Loire, certifié Qualiopi.
Cette certification atteste à la fois la qualité du processus de formation mis en œuvre et la démarche d’amélioration continue de la qualité des formations.
Coût : 600 € / stagiaire
☛ Retrouvez toutes les modalités pratiques et pédagogiques dans le BULLETIN D’INSCRIPTION avril 2026_Vierge PROGRAMME DE FORMATION 2026 et les CONDITIONS GENERALES DE VENTE
✉️ Pour toutes questions relatives à l’organisation pédagogique, administrative et au tarif de la formation, contactez :
Céline Rodriguez – référente pédagogique au sein du CIDFF 37-28 :  c.rodriguez@cidffcentrevaldeloire.fr – 06 40 73 46 51
ou Mathilde Brière – responsable pédagogique de l’organisme de formation FR-CIDFF Centre Val de Loire : m.briere@cidffcentrevaldeloire.fr – 06 29 19 24 66

Droits des femmes en danger : Les CIDFF en situation de crise financière inédite

Droits des femmes en danger : Les CIDFF en situation de crise financière inédite

Depuis la décision du gouvernement du 6 août 2024 d’étendre la “Prime Ségur” aux salariées du secteur sanitaire, social et médico-social privé, sans assurer la compensation financière par l’Etat de ces charges supplémentaires immédiates, les CIDFF, premier réseau pour l’accès aux droits des femmes en France, sont en grave difficulté. Le 22 janvier, un amendement au projet de loi de finances pour 2025 visant à garantir la compensation par l’Etat de l’extension de cette prime aux salarié·es des associations spécialisées dans l’accompagnement des femmes victimes de violences avait été adopté au Sénat. Les CIDFF sont aujourd’hui en situation de crise inédite : depuis l’adoption du budget de l’Etat, les crédits sont bloqués. Une grande partie des subventions, dont la compensation financière de la “Prime Ségur”, n’ont toujours pas été versées à ces associations. 

La situation financière des CIDFF s’est fortement dégradée en 2024 en raison du coût de la prime Ségur (plus de 2 millions d’euros non compensés par l’Etat). Le coût total de la mise en œuvre de cette mesure représente pour le réseau des CIDFF une charge supplémentaire de 5,8 millions d’euros en 2025.  

Alors que le nombre de femmes qui s’adressent aux CIDFF augmente chaque année, dans l’attente du versement des subventions, les CIDFF ont été dans l’obligation de réduire leur activité, de fermer des permanences et leurs services emplois, de supprimer des postes et de licencier, avec des conséquences directes, graves et concrètes pour les salarié·es et pour les 150 000 femmes accompagnées chaque année.  

A ce jour, 25 associations départementales, soit ¼ du réseau, ont déjà fermé des permanences juridiques, notamment en milieu rural. Ces fermetures sont particulièrement préjudiciables aux femmes de ces territoires exposées aux violences conjugales et au risque de féminicide (50% des féminicides ont lieu en milieu rural).  

Au total, la Fédération nationale des CIDFF relève une trentaine de suppressions de postes depuis le mois de janvier et anticipe dans les prochains mois la suppression de 70 postes dans le réseau des CIDFF. 

Dans ce contexte d’urgence immédiate, grave et inédite, la Fédération nationale des CIDFF appelle solennellement le gouvernement à débloquer au plus vite les crédits pour limiter la catastrophe sociale qui touche d’ores et déjà son réseau. 

Atelier Sophrologie à Vernouillet sept-déc 2025

Séverine psychologue du CIDFF, vous propose un moment de détente avec la sophrologie à Vernouillet.

Vous pouvez vous inscrire par téléphone 02 47 27 54 00 ou par mail

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Lettre ouverte Alerte ! Droits des femmes en danger !

Lettre ouverte

Les CIDFF en région Centre-Val de Loire en situation financière critique

En région Centre-Val de Loire, les cinq Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) sont des associations présentes dans les six départements (un CIDFF est interdépartemental). Comme dans toute la France métropolitaine et d’outre-mer, ces CIDFF agissent au plus près des territoires. Les professionnel·les informent sur les droits, font de la prévention et de la sensibilisation, accompagnent les victimes de violences sexistes et sexuelles et les femmes dans leurs parcours. Les entretiens sont confidentiels, anonymes et gratuits. En 2024, ce sont 20 018 demandes d’informations qui ont été réalisées, parmi lesquelles 6 683 entretiens pour 4 590 personnes dont presque la moitié victimes de violences sexistes et sexuelles. Les CIDFF ont une place et un rôle essentiels, c’est pourquoi ils sont investis d’une mission d’intérêt général par le Service Droits des Femmes et de l’Égalité sous l’égide du Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

L’expertise des 43 professionnel·les réparties sur tout le territoire régional (dont 5 à la Fédération Régionale) est indispensable pour répondre aux enjeux de société et aux priorités affichées par le gouvernement. Pour mener leurs actions, les CIDFF ont besoin de sécurité financière car plus de 80 % de leurs budgets proviennent de fonds publics (État, Région, Départements, Communes et fonds spécifiques). Or, la diversité des sources de financements et les coupes budgétaires annoncées fragilisent les CIDFF voire menacent leur existence pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, par arrêté du 6 août 2024, le gouvernement a acté l’extension de la prime « Ségur » aux salarié·es du secteur social privé dont les professionnel·les des CIDFF sans qu’aucune compensation de son financement ait été évoquée. S’ils se réjouissent de la reconnaissance actée concrètement par cette prime au regard de la qualité du travail effectué par les professionnel·les, les CIDFF contestent la manière dont la décision a été prise et subissent une augmentation conséquente de leur masse salariale, évaluée pour le territoire régional à plus de 198 000€ pour l’année 2025.

Par ailleurs, malgré les incertitudes sur les subventions attendues pour 2025, qui laissent augurer une baisse, l’État prône une extension des services dispensés par les CIDFF, particulièrement en milieu rural. Nous sommes convaincu·es de la nécessité de lutter contre l’isolement des femmes mais encore faudrait-il que les moyens nécessaires à la qualité des interventions pour irriguer un territoire plus important soient à la hauteur des enjeux. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de répondre à la demande avec les moyens dont nous disposons. Les budgets sont de plus en plus tendus et les emplois sont menacés. Or, si notre travail n’est pas assuré faute de financements, l’État sera confronté à une augmentation de ses dépenses sociales, de santé, de sécurité et de justice pour guérir, alors que notre action aurait été de prévenir.

Concrètement, le non-remplacement voire le licenciement d’un·e juriste allonge les délais de rendez-vous, pouvant aller de quelques jours à trois semaines, alors que certains sont demandés dans l’urgence. Veut-on fragiliser encore plus les femmes, particulièrement celles qui sont victimes de violences, mettre en danger les enfants témoins et victimes de ces violences ? Vouloir l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences ne doit pas se contenter de simples déclarations et de slogans. Au moment où notre projet associatif national affirme l’importance d’un féminisme de terrain, qui fait écho aux enjeux de notre société, les CIDFF attendent de l’État un soutien financier réel et à la hauteur des enjeux et de la mission qu’il nous a déléguée depuis plus de cinquante ans.

En dénonçant le désengagement de leurs financeurs, les associations des CIDFF de la Région Centre Val de Loire sont solidaires de toutes les associations, elles aussi menacées, qui, comme elles, travaillent pour l’intérêt général en assurant des missions auprès du public pour plus de justice sociale et d’égalité des droits.

Vouloir une société plus juste a un coût, les CIDFF veulent une sécurité budgétaire pour pouvoir assurer pleinement leurs missions.

LETTRE-OUVERTE-DROITS DES FEMMES EN DANGER